Soigner son cheval par les plantes: le trèfle

Voici le deuxième volet. Nous portons notre intérêt aux plantes de nos paysages que nos chevaux broutent volontiers.

Le cheval sait intuitivement et naturellement quelles plantes sont bonnes pour lui, même si cette intuition a été fortement entravée par la domestication. Il est vrai qu’aujourd’hui c’est vous qui prenez le relais pour lui fournir une alimentation variée.

Le cheval et le trèfle

Parmi les nombreuses plantes courantes contenant des substances minérales et organiques qui vont nous intéresser, nous retrouvons le trèfle des prés qui est actuellement en fleurs. On le reconnaît facilement grâce à sa forme globuleuse de couleur violette à rose.

Jadis cette plante était cultivée pour servir de fourrage aux bêtes.


Le trèfle est compté parmi les légumineuses d’une prairie permanente. Si les graminées assurent la quantité de nourriture nécessaire de matière sèche, les légumineuses apportent des protéines, du calcium et du phosphore. Le trèfle procure donc des matières azotés comestibles toute l’année. Cultivé pure ou en association avec d’autres légumineuses comme la luzerne, elles fournissent d’excellentes rations énergétiques. En hiver, elle peut convenir en ration sèche.

C’est une plante couvrante qui limite les effets de sécheresse des cultures car elle fournit une très bonne protection contre l’érosion et garde l’humidité. Le trèfle est aussi considéré comme un excellent engrais vert. C’est une plante hôte d’une vingtaine de sorte de papillons et elle est également au menu des insectes pollinisateurs dont les abeilles.

Mais le trèfle est également un trésor de vertus pour la santé. On peut manger ses fleurs et ses feuilles. La partie la plus intéressante étant la sommité fleurie qui contient des isoflavons qui agissent comme des phytooestrogènes et peut-être utilisé pour diminuer les effets de la ménopause. La valeur thérapeutique du trèfle est tombée en désuétude mais elle a des propriétés sédatives, diurétique et antitussive. On lui attribue aussi des vertus dépuratives, cholérétiques (stimulation du foie) et antispasmodiques. En usage externe elle soulage les affections de la peau.


Le cheval et le trèfle

Le trèfle pour votre cheval:

Riche en minéraux, oligo-éléments (cuivre, zinc, fer, sélénium, chrome), elle renferme aussi vitamines C,B,E et K. Le trèfle va donc agir de manière globale et stimuler l’immunité d’un cheval fatigué ou convalescent. En nutrition le trèfle possède de nombreux atouts.

Par exemple les fleurs fraîches peuvent être écrasées puis frottées sur les piqûres d’insectes. Elles contiennent du salicylate de méthyle qui a un effet analgésique et anti inflammatoire.

Au début du 20i ème siècle elle est utilisée contre le cancer et elle semble efficace pour les chevaux à robe claire atteints de mélanomes sans qu’il y ait pour autant des études scientifiques.

Vous pouvez donc cueillir des grosses quantités de fleurs de trèfle des prés et les mettre à sécher.Vous pouvez administrer les fleurs séchées de trèfle en cas de toux à raison de 50 grammes par jour.

Sirop de trèfle

En administration humaine, si vous voulez réaliser un sirop de trèfle vous pouvez faire bouillir un litre d’eau et rajouter 250 grammes de fleurs fraiches de trèfle, le jus d’un citron et laisser bouillir 10 minutes. Ensuite on retire les fleurs et le sirop peut se conserver jusque’à 6 mois dans un frigidaire.


Il y a plusieurs variétés de trèfles. Le trèfle blanc étant plus commun, on le trouve généralement dans nos gazons, la plante est plus petite et plus basse. Le trèfle blanc est aussi appelé le trèfle rampant. Mais il est peu utilisé pour ses propriétés médicinales.

Il est très probable que lors de votre prochaine sortie vous puissiez repérer du trèfle des prés en fleur. Laissez votre cheval le brouter et n’hésitez pas à cueillir les têtes fleuries pour compléter sa ration pendant quelques jours. Profitons de la richesse des ces cadeaux de la nature pendant leur floraison.


Le cheval et le trèfle